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Au Moyen Âge, petit État
indépendant sur lequel régnaient les chevaliers de Cheseaux, la
commune possède toujours les armes de ses anciens seigneurs. La
révolution vaudoise n'a guère modifié l'existence des gens de Cheseaux, les paysans d'alors étant plus préoccupés par
l'abolition des droits féodaux que par les grands principes
républicains. Aussi, durant un siècle et demi va-t-il rester ce
qu'il avait toujours été, un modeste village rural, avec ses
paysans, ses ouvriers agricoles, ses artisans, sa forge et son
moulin. L'ouverture de la ligne de chemin de fer, en 1874, ne
modifia guère cet état de choses. Il fallut l'usage généralisé
de l'automobile pour rompre un équilibre de plusieurs siècles.
Cheseaux est la porte du Gros-de-Vaud. Sept routes y convergent
qui mettent en communication le bassin lémanique avec le centre
et le nord du canton. Jusqu'ici, cette situation était peu
enviable au vu des 25'000 véhicules qui y transitaient chaque
jour.
L'évitement routier, entièrement mis en service en 2001 soulage
le centre du village et permet aux autorités d'entreprendre sa
restructuration. La situation de Cheseaux, au pied du Jorat, au
centre d'une campagne opulente, dans un cadre de forêts et de
collines, ne manque pas de charme. On y jouit d'une vue
plaisante sur le paysage harmonieux de la Côte, sur la majesté
des Alpes et la ligne paisible du Jura. L'ancien village est
toujours là avec sa mosaïque de vieux toits d'où se détachent le
modeste clocher et la masse vétuste du Château-Dessus, tandis
que le " nouveau château " dissimule son élégante façade
classique derrière un rideau de tilleuls et d'acacias géants.
Jusqu'au début des années 70, Cheseaux a connu la plus forte
expansion démographique du Canton. On y comptait 460 habitants
en 1960 et 2'400 15 ans après, 3'500 aujourd'hui. Les autorités
s'efforcent de conserver à Cheseaux un caractère villageois pour
ne pas courir le risque de le voir fondu dans l'anonymat d'une
grande banlieue. Il convient dès lors d'y maintenir une
agriculture vivante, garante de l'existence d'une zone
champêtre. Les différents plans d'affectation permettent
aujourd'hui de maîtriser l'aménagement du territoire, maîtrise
que le boom des années 60 n'autorisait pas. Au chapitre des
loisirs, Cheseaux possède une vie associative intense. On y
compte en effet plus de 30 sociétés ou groupements qui animent
le village dans des registres très divers et pour tous les goûts
; des commodités de transport aussi avec le développement du
chemin de fer régional qui offre une liaison rapide et pratique
avec le Gros-de-Vaud et le centre ville de Lausanne.
Bienvenue à Cheseaux !
Cheseaux
au fil des siècles
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